Santé mentale et coronavirus : les émotions des femmes enceintes. L’étude

Santé mentale et coronavirus : les émotions des femmes enceintes. L'étude

L’urgence du coronavirus a créé une situation d’urgence extraordinaire, tant sur le plan sanitaire que socio-économique.
Dans ce contexte, il n’y a pas eu de certitudes consolidées qui ont sapé l’économie mondiale et les piliers mêmes sur lesquels reposent la société, les familles et, bien sûr, l’équilibre des individus, avec des répercussions économiques graves mais aussi, plus ou moins clairement, inhérentes à laaspect psychologique.

Le la santé mentale en temps de coronavirus est en grand danger et, à cet égard, lAssociation bénévole Mammachemammesous le patronage du MIPPE (Movimento Italiano Psicologia Perinatale – Mouvement italien de psychologie périnatale), a mené une étude sur les émotions (SEG-Covid19) et l’état mental des femmes enceintes pendant cette période de propagation du coronavirus, dont les résultats préliminaires sont présentés ci-dessous.

Santé mentale pendant la grossesse et coronavirus : niveaux d’anxiété

L’étude de l’association bénévole Mammachemamme part de la prise de conscience que la grossesse est une période déjà source d’anxiété et de stress pour certaines femmes et, pour toutes, un moment émotionnellement intense à plusieurs niveaux. Ces conditions sont généralement influencées par niveau socialle conditions économiquesl la présence d’autres enfants et maintenant le la perception du danger sur Covid-19.

Après tout, l’anxiété pendant la grossesse est un aspect très délicat car elle affecte non seulement la sérénité et la stabilité de la mère, mais aussi la croissance de l’enfant. Ce dernier, déjà dans le ventre de la mère, perçoit des tensions et est constamment influencé par ces émotions négatives.

Emotions pendant la grossesse et coronavirus : l’étude

L’enquête (la première étude italienne sur les conséquences de la propagation du Coronavirus chez les femmes enceintes) a été menée depuis le 14 mars. L’échantillon qui a rejoint, en remplissant le questionnaire, est composé de plus de 1200 femmes réparties de manière égale dans les régions italiennes et avec uneâge moyen 32 ans. L’âge moyen de la gestation est celui de la vingt-sixième semaine et ce sont ces caractéristiques qui ont émergé :

  • 46% ont un diplôme ;
  • 58 % ont un emploi d’employé ;
  • 61% sont mariés ;
  • 31% vivent ensemble ;
  • 65% se trouvent dans des conditions économiques modestes
  • 16 % présentent des difficultés économiques
  • 52% est à la première grossesse
  • 40 %, c’est la deuxième grossesse ;
  • 26% ont déjà eu des interruptions de grossesse ;
  • 14% ont une grossesse à risque ;
  • 63% ont participé aux cours d’accompagnement à la naissance et 65% ont l’intention de le faire.

Le questionnaire

Comme indiqué sur le site lui-même, la questionnaire soumis aux futures mères et articulée en différentes sections, vise à « pour connaître les émotions, les pensées et les comportements qui accompagnent votre grossesse à ce moment historique.”.

Après les premiers questions statistiques (âge, niveau d’études, région d’origine, semaine de grossesse, etc.), le questionnaire demande à la femme d’indiquer, sur un échelle de likert, “l’intensité de leurs préoccupations concernant l’impact du Coronavirus sur leur santé, le déroulement de leur grossesse, leurs enfants, leurs parents, leur travail et l’avenir de la société en général”. Il s’agit d’évaluer les niveaux d’anxiété et de dépression.

L’l’attachement prénatalau lieu de cela, « c’est l’ensemble des pensées que la future mère a sur son fœtus et qui s’intensifient avec la tendance de la la « grossesse » a été mesurée à l’aide de la Entretien d’attachement prénatal.

Les données collectées étaient alors inséré dans un modèle de régression ce qui nous permet de mesurer leur incidence sur la dépression, l’attachement prénatal et l’anxiété.

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Santé mentale et coronavirus : résultats préliminaires

Les premiers résultats confirment que le les niveaux d’anxiété et de dépression sont de loin supérieures aux habituelles.

Les niveaux d’anxiété d’état, de dépression et d’attachement prénatal des femmes enceintes sont influencés par trois variables : la perception du danger lié au Coronavirus, le statut économique de la famille et la présence d’autres enfants. Plus précisément, la perception élevée du danger pour la propagation du virus, les difficultés économiques et la présence d’autres enfants dans la famille sont autant de facteurs qui augmentent l’état d’anxiété et de dépression des femmes enceintes, influençant l’attachement prénatal

L’attachement prénatal est donc inversement proportionnel à la croissance de l’anxiété. L’attachement, en fait, « était plus faible chez les femmes dont l’anxiété est plus élevée.”. L’étude menée corrobore les recherches menées ces dernières années sur le lien entre l’environnement et le développement d’un organisme. Les recherches sur le placenta, le sang maternel et le cordon ombilical montrent comment le stress chez la mère crée des changements biochimiques dans les cellules qui modifient l’expression de certains gènes chez l’enfant.

Cela démontre, une fois de plus, l’importance de soutenir, assister et maintenirles femmes qui attendent un bébé. Cette attention doit être plus grande en cette période historique, où la tension pour la propagation de la pandémie est encore élevée. L’l’attention doit rester constante même lorsque les niveaux de garde sont abaissés, pour que les femmes soient toujours vivre la grossesse de manière saine, stable et rassurante.

En plus des recommandations pour l’accouchement, un soutien psychologique est indispensable pour que la femme ne se sente pas seule et abandonnée. Cette condition vise à protéger non seulement les enfantmais aussi le maman et l’ensemble ménage. La grossesse, en fait, ce n’est pas seulement le moment d’accouchermais aussi et surtout les mois qui la précèdent. L’isolement de la quarantaine, la réduction (ou l’annulation) des contacts physiques à la suite des mesures restrictives et la un état constant de tension et d’incertitude que nous connaissons à cause du coronavirus a un impact plus important sur la santé mentale des femmes qui, par conséquent, ont besoin de programmes de prévention et de soutien appropriés.

Article original publié le 22 avril 2020

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