Césarienne et double naissance

En France, deux indicateurs du taux de natalité continuent à augmenter : le nombre de naissances en France de Jumeaux et celle de la césariennes. En fait, pour chaque centaine d’accouchements qui ont lieu en France, trois sont des jumeaux, monozygotes (ceux qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau, car ils dérivent d’un seul ovule fertilisé par un seul spermatozoïde) ou dizygotes (qui se développent à partir de la fertilisation de deux ovules par deux spermatozoïdes).

Ce phénomène a deux causes principales : l’augmentation de l’âge à l’accouchement, avec un pic entre 35 et 39 ans, et le recours aux techniques de procréation médicalement assistée (PMA), où les grossesses gémellaires représentent 14 à 20 % du total. Cependant, la grossesse gémellaire est une grossesse qui, dans environ 50 % des cas, se termine prématurément, souvent accompagnée de complications et qui se termine presque toujours par une césarienne.

Dans notre pays, le recours à la césarienne est également en constante augmentation, passant de 11 % en 1980 à 38 % en 2008 (un phénomène beaucoup plus marqué dans le Sud, où, dans certaines régions, il atteint des sommets de plus de 60 %). Ce pourcentage dépasse largement le seuil de 10 à 15 % qui, selon la recommandation publiée en 1985 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), garantit le bénéfice global maximum pour la mère et le fœtus.

Pourtant, aussi risqué soit-il, toutes les grossesses gémellaires ne nécessitent pas une césarienne. Pour clarifier ce point, certaines directives émises par le ministère de la santé, qui précisent quand le faire ou non en cas de naissance de jumeaux monoamniotiques ou biamniotiques, ainsi que d’autres conditions, telles que la présence d’herpèsvirus, la position du siège et le placenta previa.

Par exemple, lorsqu’on leur demande quelle est la meilleure façon de donner naissance à un bébé pour réduire la mortalité périnatale en cas de grossesse gémellaire, les lignes directrices expliquent que dans le cas de jumeaux hétérozygotes dans deux placentas différents, avec une gestation à terme et en l’absence de facteurs de risque, l’accouchement par voie basse est préférable. Et même si l’un des jumeaux ne s’est pas transformé en position céphalique, il n’y a pas de preuve concluante disponible pour soutenir la nécessité de la césarienne dans la réduction de la maladie et de la mortalité néonatale. Dans ce cas, cependant, les soins d’accouchement doivent être offerts dans un hôpital qui peut garantir une expérience obstétrique-gynécologique et néonatologique adéquate.

En cas de grossesse de jumeaux bicchorioniques et biamniotiques (c’est-à-dire avec deux placentas séparés et deux sacs amniotiques) sans facteurs de risque, s’il existe des indications d’une césarienne planifiée, l’opération ne doit pas être pratiquée avant la 38e semaine. Si, par contre, il s’agit d’une grossesse gémellaire monoamniotique (c’est-à-dire avec un placenta et une poche amniotique) qui n’est pas compliquée, une césarienne à la 32e semaine est recommandée.

Si, en revanche, vous vous trouvez dans une situation de naissance prématurée spontanée, sans facteurs de risque maternels ou fœtaux, il n’y a pas de preuve concluante de l’efficacité de la césarienne prévue. Tout comme une césarienne n’est pas recommandée chez les fœtus présentant un retard de croissance en l’absence d’altérations de la vélocimétrie Doppler. Le diabète de grossesse et le diabète gestationnel ne sont pas non plus une indication en soi pour ce type d’accouchement, qui est plutôt recommandé chez les fœtus dont le poids estimé est supérieur à 4,5 kg, à partir de la 38e semaine de gestation.

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