Bébé en route, est-ce un garçon ou une fille ? Pour le prévoir, la pression de la mère

Est-ce un garçon ou une fille ? Depuis l’Antiquité, tout le monde a cherché des moyens plus ou moins originaux de deviner le sexe de l’enfant à naître. Certaines méthodes, qui n’ont rien de scientifique, s’avèrent vraiment bizarres, tandis que d’autres se voient attribuer un semblant de scientificité.

Mais aujourd’hui, pour répondre à la question, de nouvelles recherches arrivent du Canada qui indiquent que les femmes qui envisagent de devenir mères devraient faire mesurer leur tension artérielle. L’étude réalisée par les scientifiques de l’Hôpital du Mont Sinaï (MSH) de Toronto, publié dans American Journal of Hypertension en fait, déclare que pour prédire le sexe de l’enfant à naître, il peut suffire de mesurer la tension artérielle de la future mère avant qu’elle ne tombe enceinte : celles qui ont le « maximum » le plus élevé finiront probablement par accrocher un nœud bleu sur la porte, tandis que si les valeurs sont plus basses, il vaut mieux s’équiper pour le rose.

L’endocrinologue Ravi Retnakaran et ses collègues de la MSH ont examiné la santé d’un échantillon de 3 375 femmes avant la grossesse qu’ils prévoyaient pour l’année suivante. Les participantes ont ensuite été divisées en deux groupes, avec 1 692 femmes qui ont été systématiquement contrôlées pour la pression artérielle, le cholestérol, les triglycérides et le glucose dans le sang. Certaines participantes ont ensuite été exclues de l’étude parce qu’elles étaient déjà enceintes, de sorte que le groupe observé a été réduit à 1 411. Elles ont été suivies pendant 26,3 semaines en moyenne avant la grossesse.

A la fin de l’étude, les femmes participantes ont mis au monde 739 garçons et 672 filles. Prenant note de cela, les chercheurs ont ajusté les données pour l’âge, l’éducation, l’habitude de fumer, l’indice de masse corporelle (IMC), la taille, le cholestérol LDL, le cholestérol HDL, les triglycérides et le glucose. L’analyse des données a permis aux chercheurs de constater que la pression artérielle systolique des femmes avant la grossesse était plus élevée chez celles qui ont ensuite donné naissance à un garçon que chez les femmes qui sont devenues mères d’une fille (106 millimètres de mercure contre 103,3 mm Hg).

La valeur de la pression artérielle, selon les chercheurs, « indique que la tension artérielle d’une femme avant la grossesse est un facteur non reconnu auparavant, associé à la possibilité de donner naissance à un garçon ou à une fille– explique M. Retnakaran dans un communiqué de presse – Cette nouvelle perspective peut avoir des implications à la fois pour la planification de la reproduction et pour notre compréhension des mécanismes fondamentaux qui sous-tendent la relation entre les sexes chez les êtres humains.”.

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